Rien à faire, je n’arrive pas à m’enlever de la tête ces bip, bip, bip, bip incessants et réguliers. Et si je ferme les yeux (je suis très fatigué, c’est un exercice épuisant), je vois des piles de livres partout. Et si je m’endors (vraiment épuisant) vous pouvez être sûrs que je rêverai de livres sans codes barre.
Parce que ça c’est vraiment irritant pendant un inventaire. Vous êtes bien en rythme, bien en jambes, le poignet est souple et la douchette docile, vous faites une bonne moyenne, peut-être même serez-vous rentré à temps pour profiter d’une soirée sans publicité, et voilà que soudain tous ces formats souples sont comme autant de bâtons dans les roues d’une soirée réussie. Car oui, c’est bien plus long de taper un ISBN que de scanner un code barre, ça fait plusieurs années que je le constate amèrement.
‘Alors crée tes propres codes barre, crétin enneigé’, entends-je au fond de la salle.
Certes.
Sauf que si j’étais bien organisé, ça se saurait.
Pour ceux qui ne visualisent pas bien ce qu’est un inventaire, sachez seulement que je dois manuellement rentrer chaque livre, chaque dvd, chaque figurine dans le logiciel de gestion, qui va ensuite me dire que eh oh mon coco, t’es bien gentil d’avoir tout bipé, mais il manque encore 1 000 références par rapport à ton stock officiel, t’as intérêt de les trouver fissa, et ne viens pas nous faire croire qu’on t’a tout volé, ce serait trop facile, elles sont quelque part, cherche nom de Dieu, CHERCHE.
Donc oui suis un peu sur les nerfs, mais je pense que ça se sent tellement j’écris de manière saccadée, abrupte et ennuyeuse.
Ça ira mieux demain après-midi. Je reverrai enfin des clients, je les aimerai comme jamais on les a aimés en 2009, je leur souhaiterai même une bonne année tellement je serai de bonne humeur d’avoir enfin remis la main sur ce tome 3 de Patate Douce qui se cachait au milieu des occasions (saleté).
En fait le plus épatant, c’est de me dire que je ne trouve rien d’autre à écrire sur l’inventaire. Je fus lobotomisé.
Bip.